Je vais dans la pauvreté du jour

« Je récupère les images qui traînent, les mots usés, les papiers froissés, les bateaux de flaques de chemins. J’accompagne les oiseaux en promenade. Parfois, je m’appuie aux arbres. Alors le bruit s’éloigne, le mensonge s’éloigne, l’agitation s’éloigne. Les miroirs déformants, les gestes voleurs, les airs inspirés, les sentiments douteux, s’éloignent. Je trouve une joie, la glisse dans ma poche. Le ruisseau rince mes ombres. Je vais dans la pauvreté du jour. »

Ile Eniger

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