L’œuvre littéraire est comme un enfant

« L’œuvre littéraire est comme un enfant : elle n’est pas une propriété. L’auteur souhaite seulement qu’une mise au monde survienne. S’il fait confiance, ce n’est pas aux idées claires mais à une exigence qui se tient à la jonction de la foi, de l’expérience et du langage. Ce n’est pas à lui de décider du sens. A chaque fois il fait un pari et court un risque. Il s’avance dans l’insu. Mais son ignorance devient lumineuse au cœur de l’écriture. Son texte s’étoile de lueurs… Il peut donner ce qu’il ne possède pas. S’il entend dire que ses livres invitent à la foi, il est le premier étonné : il regarde ses mains vides. »

Jean Sulivan

Cet article a été publié dans Citations, Extraits, Théorie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s