Le plus petit espace devient sonore et vaste

« Quand j’écris, il m’arrive d’oublier que je vais mourir tant la vie est partout. Je peux sentir l’humus sous mes pieds, le vent dans la pinède, mettre la main dans l’eau, toucher les rugosités du sol, fouiller dans le fouillis, fouiner jusqu’à la glaise. Même les plus hautes montagnes, je les coiffe de ma paume… Un crayon dans la main, je cesse d’être vieux. J’ai l’âge qu’ont les mots à mesure qu’ils s’écrivent. Toutes les façons de vivre se rejoignent dans les phrases, toutes les raisons d’aimer, toutes les saisons qui colorent le temps…

Quand on écrit, le plus petit espace devient sonore et vaste. »

Jean-Marc La Frenière

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