« Ma chambre est comme l’avant d’un navire qui fend les hautes vagues de la campagne et je ne vois rien à l’horizon qu’une ligne d’arbres immobile. Elle est ouverte sur la solitude et respire le silence. Rien ne vient troubler mon regard habitué au balancement des herbes. Rien ne frappe mon oreille qui ne me soit familier: hennissement d’un cheval, pas ferré sur la route, chant d’un coq. Je puis donc tout entier me donner à cette marée montante qui frappe mon poignet. »
René Guy Cadou