« L’ombre d’un papillon
butine l’ombre d’une fleur
sur le bitume. »
Lydia Padellec
« L’ombre d’un papillon
butine l’ombre d’une fleur
sur le bitume. »
Lydia Padellec
« Nos instants les plus précieux
ne furent-ils pas des états
que rien ne permettait de retenir ?
Instants glanés lors du passage des oiseaux,
nous les avons laissé s’enfuir
afin de ne garder que l’indistinct et l’éphémère
pour preuve de leur traversée. »
François Jacqmin
« Et maintenant
j’ai dans la tête
une vie
comme un cercle qui se dilate
sans cesse
à force de connivence et de compréhension
plutôt qu’un centre farouche
de pure conscience de soi. »
Kenneth White
« Écrire : faire le vide pour qu’une précipitation soit possible. »
Bernard Noël
« Certains livres, qualifions-les de vrais, viennent en secours au lecteur. Ils viennent vers lui et ont la vertu de l’écouter. Pourquoi ?… Je crois lire une page, et c’est elle qui me lit ! Les vrais livres sont toujours guérisseurs. Parce que ce qui nous rend malade, ce sont souvent les mots. Soit que ces mots nous aient manqué. Soit qu’ils aient été d’une dureté insupportable. Mais ce que des mots ont fait, d’autres mots peuvent le défaire. C’est le langage qui souffre en nous, et qui nous fait souffrir. Et la matière des livres est un langage qui est, ou devrait toujours être, profondément réparateur. »
Christian Bobin
« Simplement ce peu de neige sur la campagne au matin.
Le silence,
un ciel à peine pommelé,
La douce sinuosité d’un chemin,
connu pourtant,
et qui, soudain, on ne sait pourquoi, vous touche aux entrailles.
Un faible cri d’oiseau, dans l’air glacé, plus beau,
soudain aussi pénétrant que n’importe quelle œuvre d’art.
Mais il n’est tel qu’à travers une certaine disposition en nous,
une certaine manière de sentir les choses.
Le réel, ce n’est pas ce peu de neige seulement,
le silence, la sinuosité du chemin pourtant connu, etc.
Mais la relation entre tout cela et notre disposition intime.
Mieux : ce qui, dans cette disposition permet que s’établisse la relation,
l’alliance,
entre le dehors et le dedans. »
Georges Haldas
« Où tout dans le silence
pour chacun ressuscite. »
Georges Haldas
« Devant le miroitement du ciel et de l’eau…
Je ne suis rien,
Un simple témoin d’une journée sans mémoire. »
Jean Malrieu