« Quand nous éprouvions
qu’il n’est que quelques neiges
capables d’un creux dans la mémoire
capables d’éblouissantes fougères
sur une vitre qu’une bouche à l’aube couvre de buée. »
Jacques Roubaud
« Quand nous éprouvions
qu’il n’est que quelques neiges
capables d’un creux dans la mémoire
capables d’éblouissantes fougères
sur une vitre qu’une bouche à l’aube couvre de buée. »
Jacques Roubaud
« Allié à la beauté d’un paysage le silence est un chemin menant à soi, à la réconciliation avec le monde. Moment de suspension du temps où s’ouvre un passage octroyant à l’homme la possibilité de retrouver sa place, de gagner la paix. »
David Le Breton
« Les mots
font un bruit de charrettes
à la tombée du soir. »
Lionel Ray
« Ce que je cherche à atteindre, c’est le vivant éphémère… Qu’est-ce qui sera sauvé, de vous, de moi, de chacun ? Qu’est-ce qui sera véritablement sauvé ?… Je crois que ce à quoi on aura vraiment donné attention dans notre vie, ça ce sera sauvé. »
Christian Bobin (en entretien avec Emmanuelle Dancourt)
« La poésie, cet inutile indispensable ! La poésie comme la beauté peuvent être prises pour un luxe devant toutes les urgences que suscitent la vie et les misères, les violences, les injustices de ce monde vis-à-vis desquelles il faut effectivement agir…
Alors ? La poésie, peine perdue, simple passe-temps, utopie ? Pourtant, la poésie n’est pas en dehors de la vie et dessine d’autres urgences en amont de toutes celles que l’on vient d’évoquer. Salah Stétié l’exprime à sa manière : L’avenir de la source est la source, non le fleuve. Ne sois jamais fleuve.
Le langage poétique a affaire avec ce langage originel que tout homme porte en lui, langage qui véhicule la quête et les questions ultimes qui habitent chacun de nous. »
Bernard Perroy (entretien)
« Moi j’ai besoin de regarder l’eau, de sentir le vent.
J’ai la tête comme un courant d’air, traversée par des lumières, des sensations, des escaliers de vertige.
C’est comme les feuillages des grands arbres balancés par le vent, on ne sait pas si c’est du bonheur ou du désespoir, une sorte de jouissance dans l’absence à soi-même, le flot du monde, les yeux écarquillés pour tout laisser entrer, la poitrine avide, et l’écriture pour rester accrochée. »
Alina Reyes
« Je viens d’avant le souffle du commencement.
Je n’aurai pas de fin.
Je, c’est-à-dire le principe qui m’anime
et qui poursuivra son voyage
en me quittant. »
Liliane Wouters
« La plus féconde de vos promenades imaginaires,
c’est maintenant à vous de l’entreprendre
et de savoir à quoi elle aboutit.
Alors, prenez-vous par la main. »
André Hardellet