« Je ne m’habituerai jamais aux bornes citadines
Jamais aux murs désolés de la vie
Ah ! donnez-moi le blanc soleil de la parole
Une simple monnaie du ciel dans ma ceinture… »
Hélène Cadou
« Je ne m’habituerai jamais aux bornes citadines
Jamais aux murs désolés de la vie
Ah ! donnez-moi le blanc soleil de la parole
Une simple monnaie du ciel dans ma ceinture… »
Hélène Cadou
« Je ne sais plus si c’est ma joie
Si c’est ma peine
Si dimanche commence ou finit la semaine…
On parle de l’amour
Et toujours sans savoir
Les mots s’envolent
Il y a des baisers coulés dans les paroles
Des larmes sur la main
Un grand ciel de printemps au fond du lendemain
Un grand soleil
La nuit mon cœur qui bat trop fort
Et me réveille
Les ailes des oiseaux sur la gorge du vent. »
Jean Bouhier
« Le poète a élu domicile sur le dos d’une colline. La terre y exhale un secret dont la lumière est le tombeau ; la graminée et la forêt en recueillent un murmure.
Le poète écoute dans l’air bleu le ruissellement des prodiges sur la terre ; il ausculte une immense poitrine où bourdonnent les graines. La terre est la réponse sans question.
De la colline, le poète ne voit pas la mer. Mais, emporté par l’élan de l’esprit, il glisse ; le sel des images l’entraîne ; il entre dans la clameur des eaux.
Il suffit d’une ombre, d’un souffle de vent. Les grands pins respirent, l’absent s’éveille dans l’abîme. La surface des choses s’illumine et s’obscurcit tour à tour. »
Gaston Puel
« La main levée déchire l’horizon
et caresse un instant quelque phare oublié
sur le parvis des alizés. »
Jean Chatard
« Je n’ai qu’un visage
absent de partout
pour regarder la terre
à travers lui un seul regard
pour voir le pays
de mon visage
un chemin très étroit
pour aller
jusqu’au bord de l’eau
jusqu’à l’ombre inexistante
de ma ville à midi verticale
un seul corps
de minerais incisés
de sang de bon pain chaud
d’angles scellés de muscles
pour m’étendre sur les champs
pour saisir en lui le corps
du vent de la lumière de l’amour
une seule terre
visible de partout
pour former mon visage. »
Fernand Verhesen
« Quand je marche seul
sur les rochers ou les prés marins
le silence même s’illumine
et je ne pense ni à la culture
ni même à la subsistance
il n’est question
que d’aller plus loin au dehors
toujours plus loin au dehors
vers l’extrême ligne de la lumière. »
Kenneth White
« Peut-être sommes-nous simplement entourés de poésie et nous ne le savons pas. »
Gabriel Arnaud
« Un simple mot bien dit
qui soit presque une chose,
un simple mot de plus que sa vie. »
Armand Robin