« A l’état de détresse répond l’état de poème. La réponse est entière…
Sa fragilité le rend invulnérable. Nous ne sommes pas seuls. Si le poème dit une vérité, c’est celle-là : nous ne sommes pas seuls. »
Christian Bobin
« A l’état de détresse répond l’état de poème. La réponse est entière…
Sa fragilité le rend invulnérable. Nous ne sommes pas seuls. Si le poème dit une vérité, c’est celle-là : nous ne sommes pas seuls. »
Christian Bobin
« Il m’arrive parfois de penser que je ne suis pas une femme ; que je suis le rayon de soleil qui éclaire cette barrière, ce coin de sol. Il m’arrive parfois de penser que je suis les saisons, le mois de janvier, le mois de mai, le mois de novembre : que je fais partie de la boue, du brouillard et de l’aube. »
Virginia Woolf
« Le puits boit parfois son eau…
Le ciel qui se voit dans le fond
ne connaît pas la soif.
Aujourd’hui ta parole
est le seau et la chaîne
qui servent
à saisir le ciel. »
Serge Pey
« Prendre soin des mots, c’est prendre soin du réel qu’ils transportent. L’acte créatif est celui qui soigne notre impuissance à jouir du présent avec suffisance. La joie est un sanctuaire ouvert à chacun mais l’on n’y rencontre qu’un petit nombre de personnes, un cercle restreint de profanes en état de grâce. Mais alors n’est-elle promise seulement à quelques initiés ? Non bien sûr ! Mais elle nécessite un recueillement préalable… La joie simple, la simple joie, navigue dans notre sang jusqu’à la rencontre des faits qui lui offrent d’éclater de rire. Parce que la joie est la résistance universelle à la cruauté de l’existence, elle est le porte-parole de notre conscience. »
Bruno Bourdiol
« Je cherche le lieu fidèle, la trame,
Le secret des secrets à senteur d’océan,
Le latin insensé où les ruisseaux foisonnent
La lueur rebelle et la fleur du temps. »
Andrée Chedid
« En chaque être humain il y a un lac immense de connaissance silencieuse dont chacun de nous peut avoir l’intuition. »
Juan Matus (par Carlos Castaneda)
« Tout reprendre en silence
Arbre source paupière
Tâtonner comme un aveugle
Dans le vocabulaire. »
Hélène Cadou
« Les lourds battants de ta jeunesse s’ouvrent
Un vent à perte de jours circule en toi. »
Tristan Tzara