« Seule j’appréhende
par la fenêtre l’autre soleil
Seule je cadre
le visage de la pierre
Seule j’entends
le vent dans les rocailles
Seule j’absorbe
l’effluve des broussailles
Seule je perçois
les musiques différentes
Seule je goûte
le ventre sucré de la ravine
Seule je regarde
les vagues lécher mes pieds nus
Seule j’écoute
les mouettes déchirer le silence
Seule je sens
l’odeur iodée du varech
Seule je hume
la douceur de l’embrun
Seule je saisis
le silence des amis
Seule je comprends
leurs mots usés
Seule je regarde
dans le brouillard des larmes
Seule j’écoute
s’affoler le battement du cœur. »
Yvette Beublet