« Il y a tant d’aurores qui n’ont pas encore luit. »
Friedrich Nietzsche
« Il y a tant d’aurores qui n’ont pas encore luit. »
Friedrich Nietzsche
« J’écris pour le salut. Il me semble que par la poésie et contre la culture, on parvient à protéger en soi et de soi la parcelle intacte, celle – émotion ou pensée – dont seule la langue est comptable : puisque notre langue est capable, plus légère et plus innocente que nous, de conserver par devers elle un peu de ce que nous ne savions pas contenir, une blessure plus profonde que l’amour-propre, une rose prise et restée odorante aux replis de nos fatigues, un peu de lumière venue de l’origine et gardée par la terrible enfance. »
Salah Stétié
« Ce que la vie t’enlève
Fais-en ton bien.
Ecrire
Est la façon la plus simple
Que tu as trouvé d’être fidèle.
Tu sais par ce geste
Que la vie demeure,
Qu’un silence se survit. »
Jean Lavoué
« La raison d’exister de tous les êtres sensibles est de mettre en valeur la conscience. »
Juan Matus (par Carlos Castaneda)
« Qu’arriverait-il
Si toutes les vitres se brisaient
Si une femme se mettait à dire
J’existe
J’aime le soleil
Je crois aux mots.
Fini le silence.
Comme un couteau
Tous les feuillages du monde
Toutes les vagues de la mer
Bougent en moi
J’ai des siècles de servitude
À déplacer. »
Hélène Cadou
« Journée sans vent n’est pas sans nouvelles.
Dans les haubans des ciels changeants gréeurs de rêves,
dans les nuages de passage on tente de capter
les échos d’un outre-monde. »
Gilles Baudry
« A l’état de détresse répond l’état de poème. La réponse est entière. Le poème oppose un front de cristal à la vague noire…
Sa fragilité le rend invulnérable. Nous ne sommes pas seuls. Si le poème dit une vérité, c’est celle-là : nous ne sommes pas seuls. »
Christian Bobin
« Il m’arrive parfois de penser que je ne suis pas une femme ; que je suis le rayon de soleil qui éclaire cette barrière, ce coin de sol. Il m’arrive parfois de penser que je suis les saisons, le mois de janvier, le mois de mai, le mois de novembre : que je fais partie de la boue, du brouillard et de l’aube. »
Virginia Woolf