« Le puits boit parfois son eau…
Le ciel qui se voit dans le fond
ne connaît pas la soif.
Aujourd’hui ta parole
est le seau et la chaîne
qui servent
à saisir le ciel. »
Serge Pey
« Le puits boit parfois son eau…
Le ciel qui se voit dans le fond
ne connaît pas la soif.
Aujourd’hui ta parole
est le seau et la chaîne
qui servent
à saisir le ciel. »
Serge Pey
« Prendre soin des mots, c’est prendre soin du réel qu’ils transportent. L’acte créatif est celui qui soigne notre impuissance à jouir du présent avec suffisance. La joie est un sanctuaire ouvert à chacun mais l’on n’y rencontre qu’un petit nombre de personnes, un cercle restreint de profanes en état de grâce. Mais alors n’est-elle promise seulement à quelques initiés ? Non bien sûr ! Mais elle nécessite un recueillement préalable… La joie simple, la simple joie, navigue dans notre sang jusqu’à la rencontre des faits qui lui offrent d’éclater de rire. Parce que la joie est la résistance universelle à la cruauté de l’existence, elle est le porte-parole de notre conscience. »
Bruno Bourdiol
« Je cherche le lieu fidèle, la trame,
Le secret des secrets à senteur d’océan,
Le latin insensé où les ruisseaux foisonnent
La lueur rebelle et la fleur du temps. »
Andrée Chedid
« En chaque être humain il y a un lac immense de connaissance silencieuse dont chacun de nous peut avoir l’intuition. »
Juan Matus (par Carlos Castaneda)
« Tout reprendre en silence
Arbre source paupière
Tâtonner comme un aveugle
Dans le vocabulaire. »
Hélène Cadou
« Les lourds battants de ta jeunesse s’ouvrent
Un vent à perte de jours circule en toi. »
Tristan Tzara
« Je ne m’habituerai jamais aux bornes citadines
Jamais aux murs désolés de la vie
Ah ! donnez-moi le blanc soleil de la parole
Une simple monnaie du ciel dans ma ceinture… »
Hélène Cadou
« Je ne sais plus si c’est ma joie
Si c’est ma peine
Si dimanche commence ou finit la semaine…
On parle de l’amour
Et toujours sans savoir
Les mots s’envolent
Il y a des baisers coulés dans les paroles
Des larmes sur la main
Un grand ciel de printemps au fond du lendemain
Un grand soleil
La nuit mon cœur qui bat trop fort
Et me réveille
Les ailes des oiseaux sur la gorge du vent. »
Jean Bouhier