« Dans la lumière où je nais
Monte la source du poème. »
Pierre Torreilles
« Dans la lumière où je nais
Monte la source du poème. »
Pierre Torreilles
« Il n’est que d’entrouvrir la porte d’une auberge
Pour retrouver dans la fraîcheur du souvenir
Quelqu’un qui te ressemble. Il a quitté la berge
Avec, entre ses mains, ce qu’il a pu cueillir
De baies, d’or, de genêts, de duvets, de saphirs,
Avec, dans le regard, ce qui peut réunir
Deux enfants égarés dans un désert de neige. »
Michel Manoll
« Ce texte, oui, on peut l’écrire. Dans l’amour naissant, dans l’amour mort, le même, écrire. Dans cette confusion des temps, des genres, écrire… Écrivant pour voir, pour y voir. Ce texte on peut aussi ne pas le montrer ou même ne pas l’écrire. Simplement regarder. Les fleurs sur cette table, accablées de chaleur. La main à plat sur la page. Ou rien. C’est cela. Rien. Les grands passages de lumières dans le ciel en friche. »
Christian Bobin
« L’herbe, dites-vous,
Ne fait aucun bruit pour pousser,
L’enfant pour grandir,
Le temps pour passer.
Vous n’avez vraiment pas l’oreille fine. »
Pierre Albert-Birot
« Entre celui qui donne et celui qui reçoit,
entre celui qui parle et celui qui écoute,
il y a une éternité inconsolable.
Le poète le sait. »
Roberto Juarroz
« En poésie, c’est seulement à partir de la communication et de la libre disposition de la totalité des choses entre elles à travers nous que nous nous trouvons engagés et définis, à même d’obtenir notre forme originale et nos propriétés probatoires. »
René Char
« Dans la fragilité de l’aube
la vie toujours se redessine
et nos doigts tricoteurs
font refleurir nos pages.
Sentinelles du silence. »
Anthony Phelps
« Mon pays fut un chant
une nuit blessée
une halte
un arc-en-ciel dans l’azur le plus clair…
mon pays fut
l’envers de mon pays —
mon pays est
un dépaysement. »
André Velter