Des espaces immenses

« Mon écriture m’a fait parcourir des espaces immenses. Ce qui subsiste, ce qui s’offre à la lecture, ce ne sont que les arêtes ou les sommets. Cependant j’ai cheminé par monts et par vaux, j’ai fait mille escalades, j’ai tout traversé, tout exploré du regard. »

Ludwig Hohl

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Hors de l’obscur

« J’ai le soleil à vivre
La pluie
Les nébuleuses de la plaine

A vivre l’herbe et les fleurs
Le goût des rues
Et des matins

Le silence au bord de l’eau
Une enfance
Un amour
Ce cri toujours remis au lendemain
Qui pourrait devenir parole
Et chant sur la ville

Si je tenais un jour encore
La tête haute
Hors de l’obscur. »

Hélène Cadou

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Rupture et continuité

« Le langage détruit cette expérience fondamentale de la simultanéité des choses dans notre horizon ; mais il est aussi ce qui nous permet de faire vivre le souvenir de cette expérience perdue. »

Yves Bonnefoy (entretien)

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La visite

« Qui veut avoir, parfois, la visite
Se doit d’aimer dans un bouquet qu’il n’ait qu’une heure,
La beauté n’est offrande qu’à ce prix. »

Yves Bonnefoy

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Les mots tranchent

« D’aucuns disent, perdus dans leur rêve : une fleur,
Mais c’est ne pas savoir que les mots tranchent,
S’ils croient désigner dans ce qu’ils nomment,
Transmutant toute fleur en idée de fleur.

Cisaillée la vraie fleur se fait métaphore,
Cette sève qui coule, c’est le temps
Qui achève de se déprendre de son rêve. »

Yves Bonnefoy

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D’un rien

« La poésie d’un rien fait un monde. »

Jean-Pierre Siméon

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Ce que l’amour dénude

« Ce que l’amour dénude en moi, c’est l’énergie. »

Roland Barthes

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Impression familière

« Les arbres produisent toujours une impression familière. On dirait le visage d’un parent disparu depuis longtemps et qu’on revoit comme dans un vieux rêve, une bribe de chanson oubliée qui dérive à la surface des eaux ; cela ressemble à l’éternité dorée de l’enfance enfuie ou d’une tranche de vie adulte déjà écoulée, cela fait penser à toutes les vies et à toutes les morts et à toutes les peines survenues il y a un million d’années. Et les nuages qui passent semblent en porter témoignage, familiers et solitaires. »

Jack Kerouac

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