« Le silence est plein
De graines tendues
Ma lèvre se gonfle
Dans l’appel du fruit…
J’ai vécu mon futur. »
Patrice Cauda
« Le silence est plein
De graines tendues
Ma lèvre se gonfle
Dans l’appel du fruit…
J’ai vécu mon futur. »
Patrice Cauda
« Écrivez ce que vous désirez écrire, c’est tout ce qui importe, et nul ne peut prévoir si cela importera pendant des siècles ou pendant des jours. Mais sacrifier un cheveu de la tête de votre vision, une nuance de sa couleur, par déférence envers quelque maître d’école tenant une coupe d’argent à la main ou envers quelque professeur armé d’un mètre, c’est commettre la plus abjecte des trahisons. »
Virginia Woolf
« Être l’enfant de son écoute… »
Gilles Baudry
« Ce long voyage de ton front contre la vitre.
Demeure.
Le pays ténu de la douceur tient dans la buée légère.
Le sang d’un sentier au pied de la chaise —
Un peu de terre
Rapportée sous les semelles d’une autre journée, d’une autre promenade,
Et qui parle d’exil ou de transhumance.
Les parfums aux ombres se mélangent,
Un bruit au loin,
Le jour consent à finir. »
Cédric Migard
« Vivre, c’est vivre poétiquement.
L’état poétique est un état de participation, communion, ferveur, amitié, amour qui embrase et transfigure la vie. Il fait vivre à grand feu dans la consumation… et non à petit feu dans la consommation.
L’état poétique porte en lui la qualité de la vie…
Il porte en lui la participation au mystère du monde. »
Edgar Morin
« Au niveau de l’expérience ordinaire,
sentir pleinement que ceci est une chaise,
que ceci est une table
mais en même temps,
que c’est un miracle, une extase. »
Virginia Woolf
« Quand je caresse ton bras, tes mains
Je caresse un pont
Je caresse des larmes d’enfant
Un nuage sauvage
Et beaucoup de petits peu très précieux
Quand je caresse tes yeux
Car oui on peut les caresser tes yeux –
Ils peuvent rester ouverts dans les torrents et les cascades
Ils peuvent rester ouverts même quand ils sont fermés, même à double tour
A faire le tour du monde pour toi seule
Tes yeux ils n’ont pas peur –
Alors quand je les caresse
Je caresse un passage
Je caresse du temps et du sable
Des souvenirs en pagaille
Et du désir, comme la mer, tout étalé sur une plage
Toi, c’est plein de chemins, d’ombres douces et de soleils éclaboussants
Alors quand je te caresse, tout me parle, me répond
Et joue avec moi dans la rivière
Car je deviens alors aussi poisson, galet et courant qui passe. »
Cédric Migard
« Ma patrie est comme si elle était de nulle part –
une grâce intime, une envie de pleurer, un enfant endormi –
c’est ainsi qu’elle est ma patrie… »
Vinicius de Moraes