Gouttes d’or

« La parole verse des gouttes d’or

Dans le bol de la main

Pour l’écriture passante

C’est un pas qui monte

A l’étage du simple amour

Les gestes se déshabillent

Comme naissant d’un ventre

Une aile d’oiseau danse

Sur la hanche de la colline

Avant l’envol silencieux

Le soleil a fracturé la fenêtre

La maison perd son sang

Il peut couler enfin

Avec ses reflets d’été

De pieds nus trottinant

Dans l’herbe. »

Cédric Migard

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