Cette main

« Cette main qui caressait

Tes épaules à peine nées du matin

Cette main qui appuyait contre la vitre

Pour saluer l’hiver

Cette main qui a tremblé

Cette main qui a reconnu des visages

Quand le monde arpentait la longue nuit

Cette main qui a touché les façades

De maisons désertées

A la recherche d’un pouls très faible

Cette main qui a ouvert son aile sous des pluies torrentielles

Cette main qui a tenu tant d’objets

Et il arrivait que l’un d’eux prenne vie

Cette main qui était mienne mais toujours ailleurs

Cette main qui reliait

Une autre part de moi-même

A l’éveil d’une histoire. »

Cédric Migard

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