Veille pour un visage

« Je n’ai qu’un visage

absent de partout

pour regarder la terre

à travers lui un seul regard

pour voir le pays

de mon visage

un chemin très étroit

pour aller

jusqu’au bord de l’eau

jusqu’à l’ombre inexistante

de ma ville à midi verticale

un seul corps

de minerais incisés

de sang de bon pain chaud

d’angles scellés de muscles

pour m’étendre sur les champs

pour saisir en lui le corps

du vent de la lumière de l’amour

une seule terre

visible de partout

pour former mon visage. »

Fernand Verhesen

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