Les envolés

« Nous voulons quitter la famille natale

et notre natale bruyère

Là le ciel n’a plus d’échelons

pour les enfants de la révolte

 

Nous voulons quitter

la maison barbare et non inspirée:

Dans les doigts du feu, les pinceaux, les flammes

le vent insoumis sera pour le cœur

une autre musique

Voici le printemps que nous attendons

devant chaque braise

 

C’est nous les oiseaux

Nous le pain vivant caché sous la terre

Nous avions prié les fleurs de passage

de pénétrer dans notre chambre:

Les graines cet été se sont promis fidèles

 

Nous avons saisi par la bride

les grands chevaux qui galopaient

Mais ces oiseaux tournant la tête

se sont enfuis pour voyager

 

Nous sommes veufs, privés de vivres et de remords

Nous allons au pays sans routes, ivres et gais

 

Je n’avais pas le front amer, l’œil rouge

Je n’étais pas puni

Je n’avais pas péché

 

Je suis la couleur verte de la terre. »

Marianne Van Hirtum

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