« La table acculée par la houle des ombres
A bien envie de poursuivre son voyage incertain
Vers la pleine mer du texte.
La main a bien envie de se laisser tremper
Le long de la coque du cœur
Là où le silence joue avec ses vagues
Et jouit en écume.
Et le front voudrait que s’ouvre l’écoutille
Pour qu’aillent et viennent les mouettes épuisées de leur cri
Si loin de l’écho de toute terre.
On entend dans son sommeil la nuit rêver
De ce qui se cache au-delà du très fin horizon d’eau
On la voit à travers ses voiles obscurs rêver de se franchir jusqu’à l’île douce du soleil.
Était-ce toi le capitaine de cette traversée, de ce monde ?
Ou un passager clandestin baignant dans la saumure de la cale ?
Peu importe.
Maintenant qu’autour de toi et à l’intérieur tout désire
Tu n’as plus qu’à dire oui. »
Cédric Migard