« Ce matin le soleil
A fait de ton jardin une longue phrase
Coupe franche d’ombre et de lumière
Du forsythia à la lavande
Du charme pleureur à la balançoire du vent
Et bordant la haie de thuyas
Tu marches dans ton passé
Comme dans un présent qui a survécu à l’hiver
Tu ne forces plus la branche folle à pousser vers le nid du bonheur
Tu ne décides plus du chemin pour le chemin
La vérité profonde est terre noire tout aussi bien qu’herbe fauchée
Et tes mains
Puisque tu consens jusqu’au bout
Tes mains redeviennent un clair ruisseau de langage. »
Cédric Migard
Bonjour ecrivanture… Quel beau poème… Merci pour ce partage.
Et merci à vous pour votre retour… Bonne journée, lesfaitsplumes.