« Douceur de la neige qui tombe
Sur le visage de l’enfant
Ce visage, même brûlé de froid,
S’abandonne au jeu des terres blanches
Ramifie dans le cri, l’éclat de rire
Comme une fenêtre gravée des fleurs du givre
Ce visage s’ouvre aux champs de buée
Douceur de la neige qui tombe sur le visage de l’enfant
Par quelque blessure aux rives glacées ce visage a chaud jusqu’au cœur
Le ruisseau va chantant sous la peau du gel
Le geste que l’enfant a de l’hiver, de la nuit, de la mort est récit
Ce n’est que plus tard qu’il apprendra le taire, la douleur. »
Cédric Migard