Veillée

« Veillée

une nuit entière,

jeté à côté

d’un camarade

massacré,

sa bouche grinçante

tournée vers la pleine lune,

ses mains congestionnées

entrées dans mon silence,

j’ai écrit

des lettres pleines d’amour.

Je n’ai jamais été

plus

attaché à la vie. »

Giuseppe Ungaretti

Cet article a été publié dans Poésie, Théorie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire