« Une vie pour arpenter la terre
Mesurant chaque angle au théodolite
Établissant un territoire
A force de raisonnements
Dressant de nouveaux murs
Comme remparts de mon identité
Et je crus un temps m’être atteint
Moi qui m’étais aliéné
Devenu le gardien d’une forêt
Où plus aucun oiseau ne chantait
C’est en prenant langue avec celui que désormais j’appelais l’étranger
Que de lui j’appris à semer
Le vrai pays
Le pays de l’un et de tous
Sans routes et sans limites
L’étrange pays de ma voix. »
Cédric Migard