« Par ce long voyage de ton front contre la vitre,
Tu ne vas nulle part.
Tu demeures.
Et c’est assez.
Le pays ténu de la douceur
N’est plus si loin.
Il tient dans la buée légère.
Le sang d’un sentier au pied de la table —
Un peu de terre peut-être,
Rapportée d’une autre journée d’une autre promenade,
Et qui pourtant raconte encore.
Les parfums aux ombres se mélangent,
Un bruit au loin,
Le jour consent à finir. »
Cédric Migard