« La journée c’est le Gange.
L’âme est emportée
Comme une fleur,
Se jette dans cette lumière.
Et rien d’autre.
Seul reste le champ. Près du bois. Près du verger.
Je ne cherche pas à être ailleurs même si souvent, de la main, je touche une herbe plus haute, un mur plus bas.
Ici on me parle.
Ce n’est jamais le même. C’est toujours quelqu’un d’autre.
Nous parlons de table ou de chaise. D’un arrosoir, d’une faux.
Dans nos voix des oiseaux sont libres.
C’est des paroles,
C’est le verre de vin.
Un portail.
Un bâton qu’on laisse aller.
Rien n’est reclus. Sinon le petit tas de cendres qui fermentent dans un seau. »
Thierry Metz