« Le langage est donc capital. Chaque phrase, chaque vers doit être l’objet d’une grande attention afin de traquer impitoyablement les parties mortes. Le poète est un jardinier qui émonde. (…) Ainsi le langage sera recréé mot à mot, verbe à verbe. Et c’est seulement dans ce contexte que les « mots usés » seront irremplaçables, parce qu’ils seront devenus tout à fait nécessaires. Travailler, corriger un poème n’est pas refroidir l’inspiration ou la gauchir, c’est par son échauffement, rendre les soudures solides et invisibles. Le poète est un bon forgeron. »
Henri Heurtebise