« Si je disais les mots
Qui convoquent les morts et les hauts pâturages
Les citrons de la nuit, la paille des orages
La servante alanguie, les armoires de suie
Le cheval aveuglé et l’automne qui grince
Les hôpitaux tapis, les amants dans leur lit
Le boulanger, le geai, les journaux tiédis d’encre
Si je livrais les mots que je retiens à l’ancre… »
Luc Bérimont