« Toujours les mots nous font imaginer l’être où ne se trouve que la simple réalité.
Quel nom donner à ce langage qui pourrait s’en tenir à la pauvreté du réel ?
Quel nom donner à ce langage qui saurait parler de ce qui n’est pas ?
Un langage du réel, en sa nudité, sa simplicité natives.
Un langage d’avant la connaissance du bien et du mal.
Un langage affranchi de toute vérité.
Témoin seulement d’une présence.
(…)
Maintenant, simplement faire silence.
Nous laisser saisir par le silence des choses… »
Gérard Pfister