Avant la fin du monde

« La parole, parfois, s’avère être la bouche même des blessures, l’ourlet des cicatrices, les petites lèvres du pubis s’ouvrant avec la vie. L’embonpoint de la prose fait craquer toutes les coutures du texte dans l’étoffe des êtres.

(…) Mon écriture vit d’imperfection. Mes phrases boitent de plus en plus. (…) Nous sommes toujours à quelques jours avant la fin du monde. (…) La pluie ressemble à une lettre ouverte dont les mots tombent en vrille. (…) J’avance sur des sables mouvants avec des phrases aux pieds pour ne pas m’enliser. »

Jean-Marc La Frenière

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