« Écriture légère
On te cherche à grands doigts
Peut-être les rivières
Ne te trouveront pas ?
Toutes vont par le ciel
A travers des clairières
De neige ou bien de sel
Croisant leurs blancs roseaux
Mais j’oubliais l’oiseau
Qui dormait sur la terre
Il vient le bec encré
Ce ne sont que nuages
Comme papier froissé
Des pages et des pages
D’une grisaille amère
L’oiseau n’hésite pas
Défroisse la lumière
(…)
L’oiseau va l’oiseau aime
Fondre au cœur du poème
Et voici la tanière
Où deux sources bavardent
Je heurte et leur demande
Auriez-vous cru la vie
Si belle que le gris
Soit promesse du bleu ? »
Jean-Philippe Salabreuil