Le jour brûle au bout de mes doigts

« Quel amour m’oblige sur la terre

quand je n’ai plus assez de foi

pour nourrir ma vie d’une lumière

dont j’ai parfois réglé mon sang

 

Où se cache la source qui ordonne

cette force à mes gestes consumés…

 

Pour quel obscur dessein m’avoir donné

une part d’existence sous le soleil

à moi qui ne sais jamais vivre

que l’aigre étonnement d’être né

 

Le jour brûle au bout de mes doigts

sans bruit comme ferait la mort

cette usure remonte dans mes veines

le souvenir sans logis d’une tendresse. »

Patrice Cauda

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