« Toute chose est louange, un instant, en un lieu.
Longues flèches d’amour des grandes profondeurs
Louanges à vos racines, dont je suis radicelle.
Nous sommes un peuple souterrain.
Le vrai ciel est trop vaste pour être vu par nous
Et sa lumière filtre du très grand arbre
Qui perce plusieurs ciels en grandissant sans fin.
Tout ce que nous aimons
N’est que germe ou fragment de l’acte de louange…
Tout ce qui doit surgir naît indomptablement.
Louange à l’herbe, aux champs, au béton humilié
Et à tous ceux qui plantent ce que l’on voit à peine.
Louange à l’art des cavernes
Louange à l’artisan.
Je ne connais pas d’art profane
Tout est sacré. »
Henry Bauchau