« Sur cette plage d’or et livrée à la blanche enfance,
Sur la plage éclatante où se déshabille l’été,
Le soleil m’éblouit.
C’est la vie sous les paupières…
Ma page a soif,
Elle réclame aussi la boisson fraîche
Ou le bleu magnifique des encres indélébiles.
Les lianes liées s’enroulent autour de l’arbre à songes :
Je vis au rythme des couleuvres.
Dans ma bouche, ma langue a brisé l’œuf du rêve.
Des peupliers défilent, un oiseau lourd, percé de flèches,
S’abat avec fracas au milieu de l’étang.
On dirait déjà que ma main se transforme en étoile de mer.
Poème, je te trouve bien étrange, ce soir…
On a commencé les vendanges et les métamorphoses. »
Jacques Izoard