Une page soumise au vent

« Une page soumise au vent… Dans un poème, c’était hier, c’est aujourd’hui et c’est demain déjà pour chaque rencontre, pour chaque fleur, pour cette jeune fille mais aussi pour les pommiers qui allument la voûte de l’humus. Là-bas, les horizons marins au-delà des biefs et des tourbières… Et l’aube au vent salé où s’éprennent les reinettes… Chaque mot danse d’une pudeur extrême, comme une herbe qui se penche. L’aube… Chaque pas de son verset se donne à la fragile existence du fil si ténu de la vie et des biens de ce monde nocturne parés d’amitié. »

Jean-Pierre Boulic

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