« Quel sens peut avoir un évènement qui a bel et bien eu lieu mais dont il ne subsiste rien, aucun souvenir, dont aucun témoignage ne donnera connaissance. Est-il alors aboli, expulsé du réel ? Mais pourquoi un évènement qui s’est un jour produit serait-il anéanti du seul fait de rester inconnu ou d’avoir sombré à jamais dans l’oubli ?
Et, à l’inverse, un fait imaginé auquel on croit avec force et constance, et qui se fait constitutif d’une personne, devient-il réel ? Où se situe la ligne de démarcation entre réalité et fiction ? »
Sylvie Germain