Les trouées possibles

« J’avancerai toujours de la beauté des yeux à la magie de certaines images, des sables du désert aux métamorphoses de la faune, de la musique du réel à la fermentation de l’inconnu, des prêles carbonifères aux grands arbres moussus, de la géographie des mains à la cartographie du cœur, du frémissement des choses aux lignes dans la paume, de la couleur du jour à la manière de vivre…

La légèreté de l’air vient casser les bocaux d’air vicié. Nous respirons plus vaste. Autour d’un seul arbre, on fait le tour de l’infini…

Je cherche les trouées possibles dans la forêt des pleurs, les routes imaginaires sillonnant le réel…

On entend l’eau glisser sur le toit de la grange. Les étourneaux tournoient quand le soleil revient sécher l’herbe des champs. Les hirondelles piquent du bec vers leur maison de glaise après avoir tracé des majuscules sur le ciel…

Je me tais pour écrire… J’écoute. »

Jean-Marc La Frenière

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