« Je dois dire que j’ai vécu dans une maison du silence. On parlait très peu. J’étais fasciné par les quelques mots qui circulaient. Et le choc, oui, ça a été un instituteur merveilleux, qui recopiait des poèmes entre midi et deux, avec une superbe écriture, comme autrefois les instits. Et une fois – j’avais huit ans –, j’ai vu Les Effarés. Je me suis dit que ça m’était adressé et je me suis mis à pleurer. Il est venu me voir pour me demander ce que j’avais et je lui ai répondu : Merci pour les mots. Et j’ai découvert que toute la vie était dans les mots, qu’il fallait les aimer et les rechercher partout où ils étaient. »
Tristan Cabral (entretien)