« Fais s’ébouler
tes murs
lance ta vie
sur les chemins
et marche
jusqu’à user
tes chaînes
jusqu’à faire surgir
en toi la patrie
que tu cherchais
et cette source
qui aiguise l’œil
le tient
émerveillé
je déambule
dans la rue
parmi la foule
désobstrué
transparent
anonyme
avec
oui
avec
comme une lumière invaincue
qui pétille
et bat dans mes veines
minutieusement
goulûment
je bois les visages
happe cette vie
qui déferle
je me livre à chacun
je me love en chacun
en moi
s’enlacent des regards
se nouent des étreintes
s’ébauchent des nuits d’amour
et soudain me saisit
le sentiment
suffocant
du mystère de la vie… »
Charles Juliet