« Le silence antécédent au poème est comme un vide dont on sait maintenant – la science aidant – qu’il est, plus que le plein, chargé d’énergie, de potentialités actives qui en l’occurrence vont donner naissance aux mots constitutifs du poème. Celui-là même qui va se manifester par l’écriture sur la page. Le vide (apparent) du silence est, à sa manière, créateur. Quiconque écrit des poèmes – de vrais poèmes – je veux dire organiques et non fabriqués – en fait l’expérience. Comment ne pas penser dès lors qu’il y a une correspondance entre le silence antécédent au poème, à la parole, et ce vide primordial qui engendre le tout. Y compris l’Homme. »
Georges Haldas