Il advient que les mots sachent frémir

« Il est rare que les mots
soient des mains secourables
pour vous hisser plus haut
que les chagrins

rare que les mots soient un baume
et le grain de la voix
le bruissement de soie
dans la gorge des roses

Il advient pourtant qu’ils sachent frémir
éveiller dans les arbres
leur rêve profus de ramures
et traduire en échos en reflets

le temps d’un battement de cils
le palimpseste des saisons
un chemin d’ailes sur la mer
rendre au silence couleur et naissance. »

Gilles Baudry

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