Au réveil de tes yeux

« Des dalles affalées

Sur l’allée dont tu as secoué le portail

La mine grise d’un saule

Puis dans le fond de la propriété

Parce que, sous ses linges d’ombre, ce fond t’attendait

Levant son visage

Un rosier comme une jeune fille émerveillée

 

Tu vas au réveil de tes yeux

 

Une poignée de nuit mêlée de graines

Lancée sur les parcelles arables de la parole

Éparpillée par le vent dans l’espace de la page

Là où ton silence retrouverait corps

Une poignée de nuit mêlée de graines

Pour te faire croître. »

Cédric Migard

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Un commentaire pour Au réveil de tes yeux

  1. catherine dit :

    l’écriture est notre jardin…

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