Dans le filet de ton poème

« L’aube pointe son corps
d’ocre et de bleu,
de présence lumineuse
sur la surface du lac…

Mais qu’as-tu vu
qui traîne sa transparence
comme une buée fertile sur tes yeux ?

(…)

Œuvre d’un mot peut-être dans ta chair,
d’un nom inaudible,
d’un sens par-derrière l’oreille
que tu ramasses par éclats, par éclairs,

comme ces poissons luisants
qui se vrillent et se tordent
dans le filet de ton poème
encore à peine sorti de l’eau… »

Bernard Perroy

Cet article a été publié dans Extraits, Poésie, Théorie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire