Éclairant d’un peu d’encre

« J’aime le silence que fait la langue devant la mer bavarde – et les oiseaux qui vont et viennent, écrivant sans y prendre garde sur la table de sable dur les hiéroglyphes compliqués de leurs pas.
J’aime que tant de phrases décousues soient écrites alentours par l’algue, la vague, le bois flotté, les flaques, les ruisselets, les pas, les vers de sable, les coquilles et les plumes,
Là où je mène mon livre.

Tâche du poète : fixer les points de clarté.
Quelque chose ici bas qui se souvienne des astres.
La chute fine, noir sur blanc, d’une constellation de mots,
éclairant d’un peu d’encre la nuit humaine. »

Jean-Michel Maulpoix

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