Soudain chaque mot nous déserte

« Soudain chaque mot nous déserte,
La voix se heurte aux parois d’ombre
Et nul écho n’habite plus
Notre terre de tous les jours,
La vie se dessèche à nos lèvres,
La mort même n’a plus de nom,
Un autre silence nous parle
Sous les paroles qui nous fuient
Et nous ne savons pas l’entendre encore,
Et nous butons contre la nuit,
La solitude au poing comme lanterne aveugle. »

Pierre Gabriel

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