« Mon double de chaleur, mon double de froid, mon double de visage
Étaient comme un présage en ce monde
A contre-jour, la silhouette d’un oiseau grandissait, grandissait
S’approchait de ma maison penchée
Son ombre déborderait bientôt du jardin, du feuillage, du mur à la chaux
Jusqu’à ce que le mur soit une silhouette dans le paysage de l’oiseau
Bientôt moi aussi je ferai quelques pas dehors
Avec ma chaleur, mon froid, mon visage
Ombre projetée sur un grand mur de lumière
Parti retrouver ce que je n’atteindrai jamais. »
Cédric Migard