Quand s’abolit la distance

« Nous étions le vol et l’oiseau

fendant le ciel du regard

quand s’abolit la distance

et que renaît le feu

soleil à son lever…

Nous étions lumière et ténèbres

nous étions la roue

qui assemble le jour et la nuit.

Nous étions l’homme la femme

et l’enfant que je voyais en toi.

Chaque jour tu approchais de mon silence

pour y mêler le tien…

Nous étions le feu vif et la cendre

et nos propres décombres

nous étions tout ce qui n’eut pas lieu

et qui dure. »

Amina Saïd

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