Une eau

« Une eau

où vient s’abreuver

le visage de ton visage

et de ta peau de chagrin.

Une écriture

où d’un trait de lumière

vient trembler la lune au moindre vent

elle qui fait de là-haut se fermer et s’ouvrir

la paupière des marées sur la terre.

Une brindille au cœur de l’onde

tournant ton œil du côté de l’enfance

lorsque celle-ci cherchait son chemin toutes voiles dehors

les cales bourrées de signes, d’amitiés, d’espérances.

Tu te mariais alors avec une mésange

t’en souviens-tu ?

Une eau

t’en souviens-tu ?

Une écriture

Une surface profonde. »

Cédric Migard

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