« Quand je caresse ton bras, tes mains
Je caresse un pont
Je caresse des larmes d’enfant
Un nuage sauvage
Et beaucoup de petits peu très précieux
Quand je caresse tes yeux
Car oui on peut les caresser tes yeux –
Ils peuvent rester ouverts dans les torrents et les cascades
Ils peuvent rester ouverts même quand ils sont fermés, même à double tour
A faire le tour du monde pour toi seule
Tes yeux ils n’ont pas peur
Ils peuvent rester ouverts quand un train les traverse avec son gros phare mugissant dans la nuit –
Alors quand je les caresse
Je caresse un passage
Je caresse du temps et du sable
Des souvenirs en pagaille
Et du désir, comme la mer, tout étalé sur une plage
Il y a beaucoup d’autres endroits que je caresse
Toi, c’est plein de chemins, d’ombres douces et de soleils éclaboussants
Alors quand je te caresse, tout me parle, me répond
Et joue avec moi dans la rivière
Car je deviens alors aussi poisson, galet et courant qui passe. »
Cédric Migard