« C’est de persister qu’il s’agit.
Ne pas oublier le feuillage ayant cette vertu,
les astres inexplorés
qui naviguent à vue
sur les flots de l’éternité.
Protéger de ses poèmes nus
la flamme de la petite bougie. »
Abdellatif Laâbi
« C’est de persister qu’il s’agit.
Ne pas oublier le feuillage ayant cette vertu,
les astres inexplorés
qui naviguent à vue
sur les flots de l’éternité.
Protéger de ses poèmes nus
la flamme de la petite bougie. »
Abdellatif Laâbi
« J’écris pour la pierre du chemin, pour un fagot de hêtre,
pour une graine d’eau retenue dans un puits.
Pour les poissons aveugles. Pour de futurs soleils et de prochains orages.
J’écris pour la dureté. »
Jean Malrieu
« Le poème est une oreille
et non une bouche…
Seule la bouche capable de devenir une oreille
est une vraie bouche. »
Serge Pey
« Autrefois
Je fus le vent
Brûlé sur une feuille prise de givre et qui tournoyait. »
Zhou Mengdie
« Des traces de connivences suffisent,
dans le très proche et le très lointain des absents,
elles s’éclairent et nous restituent disponibles. »
Fernand Verhesen
« Ma bêche matinale, noyée dans la brume.
Dans le voisinage des oiseaux,
je parlais au juste silence,
à une brouette amie
jaillie d’un presque rayon de soleil. »
Gaspard Hons
« Ce soir, ma prison est envahie par les cornalines du couchant.
J’accepte d’être confondue avec l’apparence ordinaire des choses
Lorsque leur aspect me prévient soudain que la métamorphose à laquelle je participe est accomplie.
La réalité stérile est celle qui n’assume aucune ressemblance avec l’impossible. »
Yanette Delétang-Tardif
« Sous le porche,
La lumière de l’hiver, et sur le perron de pierre
La silhouette d’un mendiant qui frissonne…
Foyer glacé où s’infiltre la pluie –
Étincelante flaque où vogue la vie sans âme des nuages…
Un regard que l’on jette de très loin, dans la solitude…
Aube d’une vérité ancienne…
Espace éperdument ouvert. Science qu’avive le vent. »
Seamus Heaney