Même le chemin n'en revient pas

« S’émerveiller
de ses mystères
rend la forêt plus profonde
même le chemin
n’en revient pas. »

Gilles Baudry

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En amont de moi

« Ces livres se sont écrits en amont de moi… Ça s’est écrit sans moi d’une certaine manière… Constamment je suis à l’écoute de cette voix intérieure qui est en nous… Je peux écrire toute une page dans ma tête la nuit que je n’oublie jamais… C’est ce travail qui se fait, c’est ça le souci de l’écriture qui ne vous lâche pas… J’écris beaucoup, en marchant, dans les rues aussi, à tout moment, à tout moment… Je ne force rien non plus. Je n’ai jamais écrit une ligne qui ne me soit venue de l’intérieur. »

Charles Juliet (en entretien avec Marie Richeux)

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Des poèmes de chair et d'âme

« Alors nous respirerons, nous reprendrons une rasade d’air frais, comme nous n’osions plus le faire depuis des siècles. Un enfant affamé de deuil nous aura sauvés de nos fêtes mortifères. À cette superbe raison de vivre – se taire et s’appliquer à une tâche matérielle, humble – j’ajoute la lecture de poèmes. Ce n’est pas une spécialité d’écrivain, c’est une affaire commune: les rayonnants d’amour savent que ceux qu’ils aiment sont des poèmes de chair et d’âme. »

Christian Bobin

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L'appel

« L’appel que nous venons d’entendre, c’est plutôt à l’humanité toute entière qu’il s’adresse. Mais à cet endroit, en ce moment, l’humanité c’est nous, que ça nous plaise ou non. »

Samuel Beckett

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Échoue encore

« Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux. »

Samuel Beckett

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Les petites choses

« Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes, avec le temps. »

Samuel Beckett

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Yunus

« Quand il contemple ainsi le ciel, des poèmes, des chansons viennent parfois aux lèvres de Yunus. Parfois aussi, quand il balaie et s’interrompt soudain devant un souffle ou un phénomène imprévu. Ces chansons, ces poèmes, il est le seul à les connaître. Nul, au tekké, n’est au courant de ces compositions. D’ailleurs, nul ne les entend. Yunus les murmure, les fredonne à voix basse, pour lui-même et pour ceux qui l’entourent : les chiens, le vent et le mûrier. Le vent qui les reçoit et les emporte au loin. Vers qui ?

Ainsi, il lui avait fallu venir jusqu’ici, en ce lieu de la steppe où jamais jusqu’alors il ne s’était aventuré, pour comprendre la portée et le sens de ses propres chants. Venir jusqu’à cette tente, ancrée entre rêve et réel, jusqu’à cette aube où ses mots l’avaient rattrapé, où découvrant le pouvoir insoupçonné de ses images, il était arrivé à la rencontre de lui-même. Ici, donc, s’achevait son errance et ici prenait corps le seuil de sa seconde vie. »

Jacques Lacarrière

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