Mots inaudibles

« Le silence des pierres
je l’entends chanter parfois
quand la pluie pianote en rythme
sur leurs têtes grises
Et la mer mugir
quand le vent fouille le ciel
en vrac désempile les draps blancs
des nuages brise au sol les vases fanés de la colère

Le tonnerre
je l’entends mille chevaux au galop
sur l’eau noire mille soldats en armure
déchiquettent l’horizon
J’entends battre le cœur de la terre
parfois quand il s’arrête en ondes confuses sourdre d’entre les morts
battant les champs le sang
des fleuves des fleurs des tempes

Je l’entends ce chant
grisailler dans ma tête ses notes
en sourdine
ses mots inaudibles je les entends
noirs sur blanc. »

Anne Marguerite Milleliri

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