« J’ai écrit mes premiers vers pour échapper aux ordres. Je préfère la motte de terre à la géographie, les pas perdus à la carte du monde. Les nuages partent sans laisser d’adresse. (…) Dans chaque homme, il y en a un autre, dans chaque mot, un peu plus de silence…
Il y a des plantes souterraines qui rejoignent le ciel, des rues qui prolongent l’abîme, des rampes d’escalier qui se cherchent des marches. La matière du monde relie le ver luisant à l’univers entier. (…) Je suis un petit bout de plage attendant l’océan. (…) Ma langue comme un saumon remonte à l’origine. »
Jean-Marc La Frenière