L’idiot de ma propre vie

« La femme de ménage de l’hôtel avait des bras si maigres, si noueux – on aurait dit des branches d’olivier. Sa gentillesse rayonnait. Elle n’en avait pas conscience. Les gens ne se connaissent pas. Il n’y a pas de miroir pour l’âme. Le chat dans les yeux émeraude duquel mes yeux se perdent sait quelque chose de moi que j’ignore. Je suis l’idiot de ma propre vie. »

Christian Bobin

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