Toujours un poète

« Entrez dans la danse des passants
Vous trouverez toujours un poète
Sans passeport
Dont les mots voyagent
De marchés en musiques
De musiques en capitales
De capitales en citadelles
Pour le peuple des peuples…

Les poètes sont légions
Ils lancent dans la ville
Des ailes de papillons
Des avions en papier
Des lettres d’amour
Des colibris bleus
Et des cris de prophètes
Et la ville s’envole dans un rire de poète
Et la ville saigne
Et la ville prend la drogue du soleil
Et la ville tourne en rond
Comme un chien qui se mord la queue
Et la ville jouit comme une fleur sauvage…

Les poètes sont légions
Ils n’ont pas de tréteaux
Parfois ils ont des livres ouverts
A même le ciel
A même les bibliothèques des trottoirs
A même les veines ouvertes des matins…
Ils donnent la voix
Ils sont la voix du peuple des peuples. »

Ernest Pépin

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