Une voix d’enfant

« Gémissante une voix d’enfant se leva en moi

et me regarda, rayonnante,

de ses yeux cristal, au point que je m’abattis

pleurant sous les arbres,

la voûte puissante des étoiles…

Avec des semelles d’argent,

je descendis les degrés d’épine

et j’entrais dans la chambre blanchie à la chaux

Calmement, un chandelier y brûlait

et je cachai ma tête

en silence dans les toiles pourpres.

Et la terre rejeta un cadavre d’enfant,

une forme lunaire

qui sortit lentement de mon ombre. »

Georg Trakl

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