Une obscure fête

« O mon ami je bois à une obscure fête
à nos vingt ans qui ne sont plus
et qu’importe après tout. Nous remontons la pente
très tard en titubant derrière les cyprès…
 
Des maisons sont couchées sur des enfances basses
pleines de géraniums et de bouquets chanteurs
aux creux de la vallée ce sont des trains qui passent
et le convoi des solitudes sans chaleur

mais près d’ici la bonne auberge, la tonnelle
où volètent les mains fluviales les prénoms
aimés ; et sur la table ronde qui chancelle
un verre vide avec des larmes dans le fond. »

René Guy Cadou

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Un commentaire pour Une obscure fête

  1. Sébastien dit :

    Le beau versant de l’alcoolisme 😉
    Très beau texte

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