Ce travail qui se poursuivait en moi

« La plupart de mes poèmes m’ont été dictés : je les entends… et parfois ils surgissent tout écrits, comme si moi je n’avais pas eu à intervenir…
Je ne visualise rien. J’entends. Je suis attentif à ce rythme, à cette poussée obscure qui demande à venir au jour…
Cette voix, elle parle en chacun de nous, elle est silencieuse, mais parfois elle parle si fort que c’est comme si je l’entendais prononcée à côté de moi…
Ce travail ne peut se faire que dans la solitude…
Et cette solitude elle fait peur, elle n’est pas facile à vivre…
Mais une connaissance vous est donnée par votre expérience de l’être qui, après, ne peut plus vous échapper…
C’est une base solide qui est là…
Il faut revenir à soi et travailler sur soi-même…
Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre ce travail qui se poursuivait en moi et qui relevait d’une nécessité vitale. »

Charles Juliet (Propos recueillis par Yves Le Truédic)

Cet article a été publié dans Citations, Extraits, Théorie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s