J’apprends à retarder les mots

« Les pousses adoptent sous la terre
Un comportement menuisier
Patience et géométrie
Un atelier polit des linteaux d’étamines

J’apprends à retarder les mots
Par un mimétisme pareil
Une prudence de fraisier
Dans un printemps frileux
Par les tiges souples du feu je connais le vent, cru
L’ouest
Je vois par un ramier
J’entends par un renard, le chat m’ouvre un été
La tulipe un soleil

Par les lettres vertes de l’eau
Et par le corps heureux des pierres
Je connais l’issue et l’entrée :
une population d’oiseaux
une mouche dont je suis l’aile. »

Luc Bérimont

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