A nouveau habité

« De ce soir-là, tout en moi était transformé, j’étais à nouveau habité, subitement le ménage avait été fait en moi comme dans une chambre et quelqu’un y vivait. La pendule au mur, avec ses aiguilles paralysées depuis des mois, de nouveau tout à coup égrenait son tic-tac. C’était important, le temps qui jusque là s’écroulait comme un courant indifférent, de rien vers un autre rien, sans jalon, sans barre de mesure, peu à peu reprenait son visage humanisé. »

Milan Kundera

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